
En remplissant, songez aux enfants qui longuement apprennent l'orthographe du français, ses règles innombrables, ses exceptions sans fin. Ailleurs en Europe (mis à part dans les iles britanniques), les enfants maitrisent la lecture et l'écriture bien plus vite.
Mais songez aussi que ces enfants doivent pouvoir lire les livres anciens en connaissant un minimum de règles sur l'ancienne écriture.
Le vote s'en remet à votre discernement.
Vert à gauche : je vote pour.
Rouge au milieu : je vote contre.
Gris à droite : je ne vote pas / vote blanc.
Pour un changement, il faut 75% de oui.
Les votes blancs (vote "hésitation" ou vote "Sans être pour, je ne m'y oppose pas.") ne sont pas comptabilisés.
Cas où plusieurs options sont proposées :
- Si les options présentent le même nombre de modifications,
le non l'emporte à 25%. Les oui se cumulent ; l'option majoritaire est retenue.
Exemple : transformation de sch en ch ou
sh.
sch ➔ ch
sch ➔ sh
Je garde sch.
Si ch obtient 42%, sh 40%, les non 18%, ch l'emporte.
- Si les options décroissent en nombre de modifications : chaque option cumule les voix de celles du dessus. L'option avec le plus de modifications qui obtient 75% des voix est retenue.
Par exemple, pour les doubles consonnes :
Supprimons les doubles consonnes
Les doubles consonnes disparaissent sauf après E.
Supprimons seulement les ill qui s'entendent [il].
Non merci.
La 1ère option (Supprimons les doubles consonnes) atteint-elle 75% des votes ? Si c'est le cas, la règle est adoptée.
Sinon, la 2ème option cumulée avec la 1ère obtient-elle 75% des votes ? Si oui, la 2ème option est adoptée.
Sinon, la 3ème option cumulée avec les deux autres obtient-elle 75% ? Si oui, seule la 3ème option (Supprimons les ill...) est adoptée.
Sinon aucun changement n'a lieu
.
Sous-choix :
Les non des sous-choix (case rectangulaire à cocher) comptent pour les décisions majeures.
Par exemple, pour les doubles consonnes :
Gardons les terminaisons qui marquent très fortement le féminin : -ette, -elle, -erre.
Le maintien du féminin en -ette, -elle, -erre cumulent :
-
les votes faits en cochant la case ci-dessus pour les votants qui sont pour la disparition des doubles consonnes,
-
les votes contre la suppression des doubles consonnes
- tous les votes contre la suppression des doubles consonnes après E.
Le maintien l'emporte à 25%.
Pour les exceptions à la nouvelle règle, cela se décide entre personnes qui ont voté oui.
Ex : Ville
Supprimer, malgré tout, le second L de
“ville” et de ses dérivés.
Garder ville, bidonville, gourbiville et vaudeville comme exceptions, mais pas les autres dérivés.
Garder ville et ses dérivés comme exceptions.
Je n'ai pas d'avis tranché.
Pour le féminin, les femmes font véto. Si 25% des femmes veulent garder le féminin en-ette, -enne, alors elles l'emportent.
Les Québécois sont prioritaires sur les accents circonflexes.
Ces changements ne concernent pas les noms propres. Chacun sera libre de changer le nom de son village, sa ville, sa région par un vote local.
Les mots récents (et peut-être passagers) empruntés à des langues étrangères gardent leur orthographe.
Idem pour les monnaies étrangères et les unités internationales (Hertz).
Les enfants des nouvelles générations doivent pouvoir continuer à s'habituer très rapidement à l'écriture ancienne pour lire les livres, les BD de leurs parents et ancêtres.
Cela signifie que vers la 5ème classe (CM2), il faudra apprendre systématiquement aux enfants, à lire en écriture ancienne. Ceci sera inclus dans le programme. Ils devront savoir, dans l'hypothèse où tous les votes sont à oui :
-
les règles de lecture concernant les G,
-
S entre 2 voyelles fait "z"
- emm fait parfois "ame"(apparemment, femme) parfois "en-m" (emmener) parfois "ém" ou "èm" (gemme),
-
T fait parfois "s", surtout dans -tion
-
œ (ou la lettre choisie) s'écrit souvent eu, parfois œu.
- Q est accompagné d'un U muet.
- ent en fin de verbe ne se prononce pas.
- sc fait "s", gn ñ , -um -om, w parfois "v", ch parfois k, fesais s'écrivait faisais, le pluriel se faisait parfois en -x, le masculin en -s était parfois en -x.
La maitresse les fera lire pendant quelques jours en ancienne orthographe pour qu'ils sachent s'adapter aux anciens livres.
Et bien sûr, ils auront internet pour vérifier un mot qui ne semble plus exister et Wiktionnaire ou un autre site leur dira que le mot est simplement orthographié autrement aujourd'hui ; ex : cloune/clown.
Et ils auront une application sur smartphone pour traduire de l'ancienne orthographe quand nécessaire.
Il y aura une demande officielle pour que œ et les nouvelles lettres qui seront choisies apparaissent sur les claviers (comme on a introduit le caractère €).
œ est actuellement difficilement accessible (sous Word : ctrl & puis o) ; son usage s'il est généralisé devra être plus facile.
La peur de la faute qu'on ne peut éviter provoque un stress. Écrire a été rendu stressant par l'exigence d'une orthographe ardue impeccable. Lire à haute voix est stressant pour tout élève qui risque de ne pas connaitre certains mots.
Au nom de l'étymologie, notre orthographe est souvent hyper complexe, car on veut y faire survivre le latin romain, et parfois un grec ancien dont même les grecs se sont débarrassé.
Il est fou de constater que nous sommes encore assujettis à l'empire de Rome, vainqueur de Vercingétorix, et qui n'existe plus.
Cette réforme, qui sera le fruit de la décision de tous, constituera une libération d'un excès de complexité.
J'espère que pour tous les enfants et adolescents francophones d'Europe, Amérique, d'Afrique ou d'Asie, la tâche, sans être facile car le français restera complexe, sera simplifiée.
Signé : une maman.
Vous pouvez aussi contacter l'association Erofa qui travaille sur la simplification de l'orthographe depuis longtemps :
http://erofa.free.fr
Outils d'Erofa : https://orthographe-rationnelle.info